La marelle de l’Ecole se parfume au pesticide !


images-1La Meuse. La France de Verdun et son gaz moutarde, ses villages rasés par la folie humaine et, tout dernièrement, ses écoles situées à proximité immédiate de ces exploitations, victimes de l’épandage toxique. Dans ces écoles, ce sont les enfants qui respirent l’air vicié des champs.

La Meuse. Son agriculture, ses vignes, ses vergers, ses champs, ses prairies et son élevage : la belle France, la France rurale, la France loin des grandes métropoles. Mais derrière ces belles images d’Epinal, on a tendance à oublier que toutes ces richesses agricoles qui sortent de terre sont dues à l’utilisation de la chimie, polluante pour les nappes phréatiques, contaminante pour l’air que l’on respire et dangereuse pour le contenu de nos assiettes.

Et oui, la Meuse est à la pointe pour l’utilisation de ces techniques d’épandage, polluantes, comme en témoigne l’actuel scandale en santé publique lié à l’utilisation des produits phytosanitaires par nos agriculteurs.

C’est pour cette raison qu’avec le soutien de parents issus d’autres départements, les parents d’élèves FCPE de la Meuse ont pris l’initiative de saisir leur préfet. Ils veulent que les pouvoirs publics mettent définitivement un terme à l’empoisonnement de leurs enfants. Ils exigent en urgence l’encadrement raisonné des épandages toxiques autour des écoles.

Avec regret, nous constatons que, pour seule réponse, les parents ont obtenu une consultation sur le site internet de la préfecture *. C’est bien insuffisant, quand on sait que nos enfants continuent de respirer les vapeurs nauséabondes des pesticides et des engrais dans les cours de récréation.

Pourtant, faute de mieux, des solutions d’urgence existent ; comme l’épandage de nuit, tôt le matin ou tard le soir. D’ailleurs, les agriculteurs que nous avons consultés et associés à notre démarche nous disent tous que ces horaires sont bien plus efficaces. Et si ces mesures peuvent constituer un premier pas, elles ne sauraient être suffisantes pour la santé de nos enfants.

Car ces dispositions temporaires n’obèrent pas un engagement général et responsable sur les questions de santé publique qu’elles soulèvent. Evidemment, elles ne sauraient mettre un terme aux pressions économiques subies par les agriculteurs pour les détourner de méthodes non-polluantes.

C’est pourquoi, à la FCPE, pour protéger nos enfants, nous pensons qu’il est urgent de favoriser les bonnes pratiques. Accompagner nos agriculteurs à sortir de ces modèles de production d’un autre temps.

Aussi, nous demandons à tous les parents d’élèves et leurs familles de faire pression auprès des pouvoirs publics pour faire interdire l’utilisation de produits chimiques à proximité des écoles sur l’ensemble du territoire national.

Nous, Présidents départementaux de la FCPE, nous disons stop à l’empoisonnement de nos enfants ! Signez la pétition :

Stop à la pollution des élèves ! Changeons de modèle agricole !

Pour signer la pétition en ligne  cliquez ici ! 

 

Sébastien Wirtz FCPE 55  Stéphanie Dagon FCPE 49 Guillaume Dupont FCPE 49  Michel Vincent FCPE 83 Isabelle Trabant FCPE 67 Bruno Brisebarre FCPE 95 Marie Françoise Le Henanf FCPE 29 Rodrigo Arenas FCPE 93 Jean Philippe Garcia FCPE 13

 

*http://www.meuse.gouv.fr/Politiques-publiques/Environnement/Participation-du-Public/Consultations-en-cours-ou-a-venir/Consultation-du-public-epandages-de-produits-phytosanitaires-aux-abords-des-lieux-accueillant-du-public-dit-vulnerable

 

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