Stop à la haine anti-jeunes !


2784178501Nous aussi, parents, disons « Stop ». 

Notre police nationale manifeste aujourd’hui pour dire son ras-le-bol des violences dont ses agents se sentent les victimes… Un ras-le-bol partagé ! Nous, parents, tenons à leur dire que nous voulons d’abord et avant tout que ces jeunes soient défendus et respectés L’escalade des agressions qui entourent les manifestations contre la loi Travail doivent s’arrêter et la police exercer pleinement sa mission, celle de « garder la paix ». Les jeunes aussi ont le droit de se mobiliser sans que des collectifs bénévoles de parents ou de secours soient obligés de se constituer pour assurer leur protection ! Des centaines de manifestants ont eux aussi été blessés au cours de ces deux derniers mois sans qu’aucunes statistiques ne viennent les comptabiliser, comme si en manifestant ils avaient dans le même temps entériné le droit de se faire brutaliser. Ils doivent pouvoir manifester sans craindre pour leur intégrité physique !

Nous aussi, parents, disons « Stop ». 

Stop à notre inquiétude de voir partir nos enfants le matin sans savoir s’ils ne rentreront pas le soir blessés ou le lendemain, après une garde à vue traumatisante. 

Nous non plus nous ne comprenons pas. 

Nous ne comprenons pas comment ces jeunes ont basculé du côté de la radicalité, d’une violence qui ne leur est pas coutumière. Nous ne comprenons pas leurs actes d’agression à l’encontre de l’Institution, qu’elle soit représentée par des chefs d’établissements ou des forces de l’ordre. Nous ne comprenons pas pourquoi ces jeunes lycéens et étudiants n’ont pas trouvé de moyens plus pacifistes pour dire leur ras-le-bol…

Mais nous ne comprenons pas les agissements de la police qui réprime si durement ce mouvement social. 

Nous ne comprenons pas pourquoi les revendications de nos enfants ne sont pas entendues, pourquoi leur angoisse face à leur avenir n’est pas mieux écoutée. Nous ne comprenons pas pourquoi nos dirigeants ne prennent pas mieux en compte la difficulté que nos jeunes ont à entrer dans le monde des adultes, le monde du travail, ne mesurent pas mieux l’état de tension qui les agite et les pousse à se rebeller ainsi. Car ils ne sentent pas écoutés, pas compris par une classe dirigeante qui confisque leur droit d’expression. Ils ont le sentiment que leur statut social a évolué défavorablement. Pis, ils ont l’impression qu’en plus on leur interdit de le clamer dans la rue ! Confisquer la parole d’une partie de la jeunesse n’est jamais une bonne idée, encore moins au mois de mai…

Nous ne comprenons pas pourquoi nos gouvernants permettent aux forces de l’ordre de durcir leurs interventions, entraînant tous les acteurs dans un cercle de violences dans lequel sont aussi entrés des casseurs « professionnels ». Nous ne comprenons pas pourquoi c’est, au fil des jours, une stratégie du « pourrissement » de la situation sur le terrain qui est choisie. 

C’est pourquoi nous disons « Stop ». Aux provocations d’où qu’elles viennent. Aux débordements. Aux interpellations violentes. Stop à ce jeu malsain. Stop à la haine.

Rodrigo Arenas FCPE Seine-Saint-Denis, Michel Vincent FCPE FCPE du Var, Jean Philippe Garcia FCPE Bouches du Rhône, Bruno Brisebarre FCPE Val d’Oise.

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